10 novembre 2014

Ode à ma mère

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Ceci représente le premier billet que je mets sur le réseau Mondoblog. J’avais promis que la ligne éditoriale de cet espace serait le patrimoine culturel du Mexique… mais…ma mère est décédée il y a quelques semaines. Le cancer a été fulminant, elle est disparue en moins de deux mois. Je voudrais simplement dédier un petit hommage à celle à qui je dois la personne que je suis. J’aimerais faire une prière pour toutes les mères du monde qui tricotent le silence de la nuit pour leur enfant endormi. Une prière pour ces enfants qui n’ont par boussole que le cœur aimant de sa mère. Pour ces mères qui bâtissent des endroits sûrs et secs pour les tempêtes de l’adolescence. Pour ces mères qui portent leurs enfants sur le dos quand la perte d’espoir ne leur permet plus marcher. Pour ces mains adorables qui empêchent les coups et construisent la paix. Pour ces mères qui ont vendu au diable leur bonheur en échange de celui de leur enfant. Pour la manière magique et puissante avec laquelle elles ferment la porte de leurs foyers à la famine. Pour ces mères qui ont perdu un petit dans une guerre d’adultes. Pour nous apprendre à aimer sans condition. Pour nous apprendre que leur force est la faiblesse pour leurs petits. Merci, Dieu, pour le sourire et le regard amoureux d’une mère.

 

 

« Avec l’Amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est ensuite obligé de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus. Jamais plus. Jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d’Amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passés à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous les côtés, il n’y a plus de puits, il n’y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l’aube, une étude très serrée de l’Amour et vous avez sur vous de la documentation. Partout où vous allez, vous portez en vous le poison des comparaisons et vous passez votre temps à attendre ce que vous avez déjà reçu »

Romain Gary. La Promesse de l’aube.

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Commentaires

Marisa Monterrubio
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Mi querida Rocío:

Quise responder por whats -app , pero no pude. Tus palabras estremecieron mi cuerpo , mi alma y mi corazón. Conocí a tu gran mamá , lo que escribiste es verdaderamente un homenaje para ella .
Gracias por compartir ,

Te quiero y admiro,

Marisa

Hortensia Ruiz Magallanes
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Me gusta la forma que has inventado para reconocer el amor de tu mami en más de mil maneras y sentir en carne propia lo que es trascender.

Gracias por compartirlo Rocío! creo que sólo un gran ser humano puede inspirar de esta manera, seguro tu mami lo fue.