Trois raisons pour croire en l’humanité

Notre petite planète bleue a connu ces dernières semaines trois catastrophes : une éruption volcanique au Chili, un tremblement de terre au Népal et le naufrage de migrants en Méditerranée.

Des situations qui nous ont secoués. Face à ces drames, certains n’hésitent pas à venir en aide aux victimes, ce sont ces personnes parfois anonymes qui quittent leur confort pour s’investir auprès de ceux qui sont en situation de détresse.

Je parle de trois cas peu connus et qui méritent une reconnaissance. Des hommes et des femmes qui nous incitent à croire en l’humanité.

  1. CHRIS ET REGINA CATRAMBONE

Le samedi 18 avril, environ 700 migrants sont morts dans les eaux glacées de la Méditerranée à 180 kilomètres au sud de la côte de l’Italie. Un cas parmi beaucoup qui se produisent dans la Méditerranée. Chris et Regina Catrambone, un riche couple sauvé plus de 3 000 personnes depuis qu’il a commencé ses opérations vers la fin de 2014.

Le couple a été inspiré par un sermon du pape François qui a critiqué ce qu’il a appelé « l’indifférence globale » à la crise des réfugiés. Chris et Regina Catrambone ont investi dans un bateau de pêche, Le Phoenix . Ce bateau est un centre médical flottant de 40 mètres de longueur équipé de deux drones high-tech, une clinique, un millier de litres d’eau, des centaines de gilets de sauvetage et de la nourriture. Son équipe se compose de 20 personnes, parmi lesquels il y a des médecins, des paramédicaux et un cuisinier.

Les Catrambone ont  utilisé leur propre argent. Ils sont considérés comme des «entrepreneurs sociaux» qui font de l’argent avec une assurance, une aide d’urgence et de l’intelligence.

 

  1. « LES BOSSES » (LAS PATRONAS)

Elles sont un groupe de femmes qui préparent des haricots, du riz et du pain pour les migrants en provenance de l’Amérique du Sud qui doivent traverser le Mexique sans papiers pour aller à la recherche du rêve américain.

Pour les clandestins, il s’agit d’un voyage dangereux.

La Commission nationale des droits humains affirme que, chaque année, en moyenne, quelques 20 000 migrants provenant de l’Amérique du Sud ou centrale sont enlevés par « Los Zetas » l’un des cartels de la drogue les plus dangereux au Mexique et en Amérique centrale.

Le nombre de migrants qui sont tués ou blessés sur le chemin du sud du Mexique à la frontière des États-Unis, d’une distance de 3 000 kilomètres n’est pas connu.

Dans le convoi, voyageant parfois jusqu’à 50 kilomètres par heure, les migrants traversent le Mexique, accrochés aux  trains de marchandises.

Les femmes « las patronas » lèvent les mains avec des sacs de nourriture et des bouteilles remplies d’eau, les livrant aux travailleurs sans papiers qui se cramponnent aux grilles du train.

En quelques minutes, Norma et ses amis livrent de dizaines de sacs de nourriture et d’eau, qui, souvent, ont sauvé la vie de ceux qui les reçoivent, puisque de nombreux sans-papiers passent plusieurs jours sans nourriture ou de l’eau potable sur son chemin du sud du Mexique à la frontière américaine.

Le lieu de trouver le soulagement est la communauté rurale de La Patrona, à Veracruz, au sud-est du pays. Depuis plus de 17 ans, ces 14 femmes préparent des rations quotidiennes de nourriture et d’eau pour fournir aux migrants.

« Ils ne disent pas « merci », ils disent « que Dieu te bénisse ma mère » et ça c’est mieux parce qu’ils te bénissent, tu vois ? »  Las Patronas

  1. « TOPOS » DU MEXIQUE.

Le 19 septembre 1985 à 7 h 30 un séisme de magnitude 8,1 est enregistré dans la ville de Mexico. Étant l’une des villes les plus peuplées et les plus grandes du monde, le gouvernement est incapable de venir en aide de la population… mais peu importe puisque les habitants de la ville de Mexico se sont organisés spontanément et volontairement pour aider à sortir des centaines de personnes de sous les décombres. Depuis 1985 un des groupes, appelés eux-mêmes «taupes », ont continué à se réunir pour aider dans des différentes situations d’urgence nationale et internationale. Sa renommée est répandue dans le monde et ils ont apporté leur aide aux victimes du tsunami au Japon en 2011, le tremblement de terre en Haïti en 2010 et le tremblement de terre en Indonésie en 2004 et ils s’apprêtent à intervenir au Népal, où ils vont aider volontairement les groupes de sauvetage.!

 

2 réflexions sur “Trois raisons pour croire en l’humanité

  1. cela fait une bien belle collections de pépites… De quoi faire reverdir et refleurir notre espérance en l’Homme. Quoique, personnellement, je n’en attends pas forcément grand-chose, désabusé que je suis.

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