Comme des feux de cheminée.

 

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Je crois qu’il profita, pour son évasion, d’une migration d’oiseaux sauvages. Au matin du départ il mit sa planète bien en ordre. Il ramona soigneusement ses volcans en activité. Il possédait deux volcans en activité. Et c’était bien commode pour faire chauffer le petit déjeuner du matin. Il possédait aussi un volcan éteint. Mais, comme il disait, « On ne sait jamais! » Il ramona donc également le volcan éteint. S’ils sont bien ramonés, les volcans brûlent doucement et régulièrement, sans éruptions. Les éruptions volcaniques sont comme des feux de cheminée. Evidemment sur notre terre nous sommes beaucoup trop petits pour ramoner nos volcans. C’est pourquoi ils nous causent tant d’ennuis.

Le Petit Prince. Antoine de Saint Éxupéry.


Comme le Petit Prince, en Amérique, nous possédons un tas de volcans qui nous causent d’ennuis, dont trois sont en éruption en ce moment. Bien surveillés par les protections civiles de chaque pays, je parle du volcan de Colima, côte sud du Pacifique, 3860m,  le volcan Popocatépetl, centre du Mexique, 5500 m et le volcan du feu, Antigua, Guatemala, 3763 m .

Nos ancêtres, les aztèques et les mayas avaient leur propre explication pour l’éruption d’un volcan qui est plus jolie et amusante que les explications ennuyeuses des grandes personnes qui nous remplissent des précautions et des statistiques pour décrire un phénomène duquel l’on ne devrait essentiellement que saisir la beauté.

Le volcan de Colima

La légende raconte qu’il ya bien longtemps, le roi Coliman, la personne la plus importante de la région de Colima, vivait dans un grand Palais.

Un jour, il a eu une discussion avec le vice-roi d’Espagne et a été pris prisonnier dans son propre palais, lui empêchant d’entrer ou  de sortir. Le roi soupçonnant  le péril,  décida d’échapper une nuit, avec ses filles et ses guerriers.

En passant par le volcan de Colima, ils ont été découverts par les Espagnols, sachant qu’ils seraient torturés, ils ont tous décidé de sauter dans le volcan. Depuis lors, on raconte que chaque fois que les descendants du roi Coliman sont attaqués, on entend la colère du volcan.

 

 

 

Le volcan Popocatépetl  (montagne qui fume)

Le guerrier Popoca, l’un des plus courageux de sa région, voulait épouser la belle princesse Iztaccíhuatl. Il devait partir à la guerre, mais il a promis retourner pour l’épouser.  Un jeune homme, jaloux de leur amour, dit à la princesse que son guerrier était mort dans le champ de bataille. La princesse mourut de tristesse. Au retour, Popoca, apprenant que Iztaccihuatl était morte, ordonna à 20 000 esclaves la construction d’une montagne où il monta avec le corps pour laisser sa belle aimée endormie.  Il s’agenouilla à côté d’elle et devenus volcans tous les deux,  ils restent ensembles pour l’éternité, l’un à coté de l’autre, couverts de neige, dans la vallée de Mexico.

 

 

 

 

Volcan de Feu

(Traduction d’un fragment de la légende du volcan, Légendes du Guatemala de Miguel Ángel Asturias)

 

Les coyotes (loups) fuyaient, découvrant ses dents à l’ombre, se frottant les uns contre les autres, comme il faisait froid froid …!

Les caméléons  fuyaient, changeant les couleurs de la peur; les tacuazines, les iguanes, tepescuintles, les lapins, les chauves-souris, les grenouilles, les crabes, les gaufre gris, coatis, chinchintores, dont l’ombre tue.

Et donnant des grands sauts, les pierres  ont commencé à fuir donnant contre les ceibas, tombant comme des poulets morts et tout en coulant, l’eau conduisait aux gencives une grande soif blanc, persécuté par le sang veineux de la terre, la lave brûlante effaçait les traces des cerfs, des lapins, des pumas, des jaguars, des coyotes; les traces de poissons dans la rivière bouillante; les traces d’oiseaux dans l’espace qui allumait une lumière brûlée, la lumière des cendres, dans la vue de la mer. Elles tombèrent entre les mains de la terre, mendiante aveugle qui, ne sachant pas qu’ils étaient des étoiles, pour ne pas se bruler, elle les éteint.

Nido a vu ses compagnons disparaitre, emportés par le vent, et ses doubles dans l’eau pris par le feu, à travers les champs de maïs qui tombaient du ciel avec la foudre, et quand il était seul, il a vécu Symbole. Symbole dit: Il y avait un jour dans un siècle qui a duré plusieurs siècles.

Le volcan éteint leurs tripes à l’intérieur la terre avait versé des larmes ramassées d’un lac, et Nido, qui était jeune, après une journée qui dura plusieurs siècles, devenu vieux, a eu juste le temps de fonder un village de cent « casitas » autour d’un temple.

 

 

 

 

 

 

 

 

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