Ma langue est ma seule richesse

C’était un dimanche. Tu es parti un dimanche. Un coup de tristesse a envahi le pays. Comment ressentir de la tristesse pour la mort de quelqu’un qu’on ne connaît pas ?C’est possible, toi, tu habitais tout près de nous, tes lecteurs. Les batailles dans le désert, lecture obligée au collège nous a laissé, à chacun de nous, l’empreinte de ces histoires d’amour qu’on n’oubliera jamais, de cette complicité avec quelqu’un qui connaît notre histoire d’amour caché.
Orphelins est le mot exact pour décrire cette émotion du dimanche 26 janvier 2014.

Tu laisses de l’indigo sur mes doigts et une tempête dans mes cheveux

Quand je voyage, je ne suis pas la même, je change. Des nuages pleurant du mezcal sur des « espadines ». Ma terre, les pierres de mes grands-parents, des pierres vertes alignées en silence.Argile fondue en or et jade. Villages de pluie. Cosmogonie ancestrale. Des frises des écailles d’iguane enfermées dans la fève de cacao.

Vivre pour la patrie ou mourir pour la liberté.

Dans ce pays tout le monde rêve,  c’est bientôt l’heure de se réveiller. Sous commandant Marcos Contre la mort, nous exigeons la vie. Contre le silence, nous exigeons le mot et le respect. Contre l’oubli, la mémoire. Contre l’humiliation et le mépris, la dignité. Contre l’oppression, la rébellion. Contre l’esclavage, la liberté. Contre l’imposition de…